Kif le Rif
Hep là amigos,
Nous avons établi nos quartiers à ChefChaouen ou Chaouen pour les intimes. Sympathiques petites bourgades du nord Maroc comptant quelques 40.000 âmes. La ville se situe sur les contreforts du Rif (chaîne de montagnes culminant à 1816 mètres), elle est entièrement peinte en bleu grâce à l'approviosionnement facile en indigo issu du fruit de l'indigotier ! Cela donne à la médina une ambiance méditérannéenne très sympathique. Les rues ressemblent plus ou moins toutes au mur de Huy ce qui peut poser problème quand on ne connait pas bien le coin et qu'on tourne en rond (ici, c'est plutôt monter et descendre en rond).
Mais le Rif c'est aussi le lieu de culture privilégié de cannabis sativa dont on récolte le pollen pour faire du shit / teuch / haschich / popo / pollen / techi / chocolat / la boulette / etc. et donc les habitants fument la fleur qui se nomme Kif. Les champs de cannabis sont donc légions dans les montagnes mais bien que la culture soit autorisée, la consommation est sévèrement réprimée (on a d'ailleurs rencontré une anglaise qui avait fait 6 mois de prison pour consommation de hash). Dans la rue, c'est non stop :"Quelque chose de spicial ?", "J'ai du bon chocolate, bonne qualtié, double zéro", "Tu cherches quelque chose pour fumer? Ici pas de problème.", etc. Ambiance sympa quoi ! Surtout avec un Sam rasta...
Bref, nous avons planté notre tente sous les pins du camping Azilane qui domine la ville. Le temps de nous reposer un peu et de profiter du paysage, nous avons pris contact avec Moursine qui est le coordinateur régional de l'ONG Targa qui nous a fixé rendez-vous jeudi. Cela nous laissait donc deux jours pour nous ballader. Excellent, nous avions justement repéré un petit trek de deux jours.

1200 m de dénivellée postive dès le premier jour avec les sacs full, autant dire qu'on marche sur sa langue dès les premiers cent mètres d'ascension. On en bave, c'est clair, mais le paysage est, vous vous en doutez, fabuleux. Dommage que les photos rendent si mal, il faudra vous déplacer pour vérifier.
En plus, il semblerait qu'en cette saison, les lieux ne soient pas trop fréquentés. Deux jeeps, une dizaines de locaux à tout casser dont Lili "la tigresse", une très jeune montagnarde au caractère bien trempé et gardant un troupeau de biques accompagnée par sa maman, bref pas grand monde et c'est bien.
5h30 plus tard, après une bonne demi douzaine de faux espoirs, on atteint enfin le col. Reste la descente qui ne sera pas de tout repos non plus.
Arrivés à Azilane, un petit bled d'environ 7 familles, nous trouvons rapidement le gîte indiqué dans le Lonely. Il est tenu par le souriant Abdel Kader, père du gérant du camping Azilane (tiens comme le monde est petit). A ses côtés, un guide local, Mohammed, et ses deux clients anglais très sympathiques. Nous ripaillerons en compagnie de tout ce petit monde, après la fin du Ramadan, cela va sans dire...

Deux à trois heures plus tard, il fait déjà bien noir pour monter la tente, qu'à cela ne tiesse...
Réveillés de bon matin, car nous avons chopé une de ces hygiènes de vie... nous repartons le pas "léger" en direction de la vallée de l'Oued Farda, forêts de conifères entre-coupées de plantations de kif fraichement récoltés, falaises rougeoyantes. Le décor est grandiose.
De retour au camping dans la soirée via Akchour, en stop payant. Au camping, c'est tout et n'importe quoi, les différentes philosophies du voyage se côtoient en bonne harmonie. Cela va du campeur au camion type Paris-Dakar, en passant par le bus-caravane hollandais ou le camion de déménagement entièrement customisé type travellers français (avec la hard tek en prime et tout et tout). Quelques petites photos explicites...
Nous vous écrivons maintenant des locaux de l'antenne de Targa à Chefchaouen où nous squattons tranquilement. Toujours aussi bien accueillis. Nous attendons mardi pour partir avec l'équipe dans les montagnes pour construire un four à pain commun. D'ici là, nous allons faire un petit bond jusqu'à Fès pour visiter un peu la ville.
Pensées positives à tous.
Mais le Rif c'est aussi le lieu de culture privilégié de cannabis sativa dont on récolte le pollen pour faire du shit / teuch / haschich / popo / pollen / techi / chocolat / la boulette / etc. et donc les habitants fument la fleur qui se nomme Kif. Les champs de cannabis sont donc légions dans les montagnes mais bien que la culture soit autorisée, la consommation est sévèrement réprimée (on a d'ailleurs rencontré une anglaise qui avait fait 6 mois de prison pour consommation de hash). Dans la rue, c'est non stop :"Quelque chose de spicial ?", "J'ai du bon chocolate, bonne qualtié, double zéro", "Tu cherches quelque chose pour fumer? Ici pas de problème.", etc. Ambiance sympa quoi ! Surtout avec un Sam rasta...
Bref, nous avons planté notre tente sous les pins du camping Azilane qui domine la ville. Le temps de nous reposer un peu et de profiter du paysage, nous avons pris contact avec Moursine qui est le coordinateur régional de l'ONG Targa qui nous a fixé rendez-vous jeudi. Cela nous laissait donc deux jours pour nous ballader. Excellent, nous avions justement repéré un petit trek de deux jours.
1200 m de dénivellée postive dès le premier jour avec les sacs full, autant dire qu'on marche sur sa langue dès les premiers cent mètres d'ascension. On en bave, c'est clair, mais le paysage est, vous vous en doutez, fabuleux. Dommage que les photos rendent si mal, il faudra vous déplacer pour vérifier.
En plus, il semblerait qu'en cette saison, les lieux ne soient pas trop fréquentés. Deux jeeps, une dizaines de locaux à tout casser dont Lili "la tigresse", une très jeune montagnarde au caractère bien trempé et gardant un troupeau de biques accompagnée par sa maman, bref pas grand monde et c'est bien.
5h30 plus tard, après une bonne demi douzaine de faux espoirs, on atteint enfin le col. Reste la descente qui ne sera pas de tout repos non plus.
Arrivés à Azilane, un petit bled d'environ 7 familles, nous trouvons rapidement le gîte indiqué dans le Lonely. Il est tenu par le souriant Abdel Kader, père du gérant du camping Azilane (tiens comme le monde est petit). A ses côtés, un guide local, Mohammed, et ses deux clients anglais très sympathiques. Nous ripaillerons en compagnie de tout ce petit monde, après la fin du Ramadan, cela va sans dire...
Deux à trois heures plus tard, il fait déjà bien noir pour monter la tente, qu'à cela ne tiesse...
Réveillés de bon matin, car nous avons chopé une de ces hygiènes de vie... nous repartons le pas "léger" en direction de la vallée de l'Oued Farda, forêts de conifères entre-coupées de plantations de kif fraichement récoltés, falaises rougeoyantes. Le décor est grandiose.
De retour au camping dans la soirée via Akchour, en stop payant. Au camping, c'est tout et n'importe quoi, les différentes philosophies du voyage se côtoient en bonne harmonie. Cela va du campeur au camion type Paris-Dakar, en passant par le bus-caravane hollandais ou le camion de déménagement entièrement customisé type travellers français (avec la hard tek en prime et tout et tout). Quelques petites photos explicites...
Nous vous écrivons maintenant des locaux de l'antenne de Targa à Chefchaouen où nous squattons tranquilement. Toujours aussi bien accueillis. Nous attendons mardi pour partir avec l'équipe dans les montagnes pour construire un four à pain commun. D'ici là, nous allons faire un petit bond jusqu'à Fès pour visiter un peu la ville.
Pensées positives à tous.
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